Ransomware : définition claire et exemples concrets
Ransomware, définition en une phrase
Un ransomware (ou rançongiciel) est un logiciel malveillant qui chiffre les fichiers d’un ordinateur ou d’un serveur puis exige le paiement d’une rançon, le plus souvent en cryptomonnaie, en échange de la clé de déchiffrement. Sans cette clé, les données restent inaccessibles et l’activité de l’entreprise ou du particulier visé peut être totalement paralysée.
Les ransomwares sont devenus l’une des menaces les plus redoutées des TPE et PME françaises : une attaque peut bloquer la facturation, les fichiers clients et les outils de production en quelques minutes seulement. Ce guide donne une définition claire, explique le mécanisme en une image, détaille 5 exemples célèbres avec leurs dégâts chiffrés et le vocabulaire indispensable. Pour une approche complète de la protection, consultez notre guide pilier sur les ransomwares et notre page dédiée aux solutions anti-ransomware.
Chiffre clé 2026 : selon l’ANSSI (CERT-FR, Panorama de la cybermenace 2025), 831 intrusions avérées liées à des rançongiciels ont été traitées en France en 2025, contre 594 en 2024. Les PME, TPE et ETI représentent à elles seules 48 % des victimes identifiées.
Ransomware, définition en clair
Le terme ransomware vient de l’anglais « ransom » (rançon) et « software » (logiciel). En France, l’appellation officielle recommandée par la DGLFLF et reprise par l’ANSSI est rançongiciel. Concrètement, il s’agit d’un programme informatique malveillant conçu pour rendre des données ou un système inutilisables tant qu’une somme d’argent n’a pas été versée aux attaquants.
Techniquement, le ransomware utilise des algorithmes de chiffrement robustes (AES-256, RSA) pour verrouiller les fichiers présents sur un poste, un serveur ou un partage réseau. Une fois le chiffrement terminé, une note de rançon s’affiche : montant exigé, délai de paiement, adresse de contact sur le dark web. C’est cette combinaison — chiffrement + demande de paiement — qui définit précisément un ransomware, à distinguer d’un virus classique ou d’un simple logiciel espion.
Comment ça marche, en une image
Le mécanisme d’une attaque ransomware peut se résumer en trois étapes essentielles, de l’infection jusqu’au dilemme final de la victime :
🔒 Chiffre
Le logiciel malveillant s’infiltre (e-mail de phishing, faille non corrigée, RDP mal sécurisé) puis chiffre les fichiers de la victime avec un algorithme quasi impossible à casser sans la clé.
💰 Exige
L’attaquant affiche une demande de rançon, généralement en cryptomonnaie (Bitcoin, Monero), avec un délai de paiement et parfois la menace de publier les données volées (double extorsion).
❓ Paie ?
La victime doit trancher : payer sans garantie de récupération, ou restaurer depuis des sauvegardes. Les autorités déconseillent fortement de payer — retrouvez l’analyse détaillée sur la page pilier.

Depuis quelques années, le modèle RaaS (Ransomware-as-a-Service) a démultiplié le nombre d’attaques : des développeurs louent leur malware à des affiliés peu qualifiés contre une commission sur les rançons perçues. Résultat, au premier trimestre 2026, le groupe Qilin domine le classement mondial avec 338 victimes revendiquées, leader trois trimestres consécutifs, suivi de The Gentlemen (166 victimes, 3ᵉ place mondiale) et du retour de LockBit 5.0 en 4ᵉ position (163 victimes). Les 10 principaux groupes concentrent à eux seuls 71,1 % des victimes recensées dans le monde.
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5 exemples célèbres et leurs dégâts
Rien ne parle mieux qu’un chiffre. Voici 5 attaques ransomware parmi les plus marquantes de la dernière décennie, avec leurs dégâts documentés :
| Ransomware | Année | Dégâts chiffrés |
|---|---|---|
| WannaCry | 2017 | Environ 300 000 machines infectées dans 150 pays, dont le NHS (système de santé britannique) fortement perturbé |
| NotPetya | 2017 | Près de 10 milliards de dollars de dégâts mondiaux ; en France, l’industriel Saint-Gobain a été durement touché |
| Colonial Pipeline | 2021 | Rançon payée d’environ 4,4 millions de dollars ; pénurie de carburant sur toute la côte est des États-Unis |
| Kaseya / REvil | 2021 | Environ 1 500 entreprises touchées en cascade via une attaque de la chaîne d’approvisionnement (supply chain) |
| Qilin | 2025–2026 | Groupe RaaS leader mondial, 338 victimes revendiquées au 1ᵉʳ trimestre 2026, en tête du classement pour le 3ᵉ trimestre consécutif |
En France, le coût moyen d’une attaque ransomware pour une PME se situe, selon le baromètre de maturité cyber TPE/PME de Cybermalveillance.gouv.fr, entre 50 000 et 150 000 € en valeur médiane. La moyenne globale grimpe à environ 466 000 €, tirée vers le haut par les cas les plus lourds (arrêt de production prolongé, rançons payées, sanctions RGPD). C’est souvent la différence entre une entreprise qui redémarre en quelques jours et une autre qui met des mois à s’en remettre.

Le vocabulaire du ransomware
Quelques termes reviennent systématiquement dès qu’on parle de rançongiciel. Voici les définitions essentielles pour comprendre les articles et rapports sur le sujet — auxquelles s’ajoute le cheval de Troie, ce programme d’apparence légitime qui ouvre la porte au rançongiciel dans une majorité de cas :
| Terme | Définition |
|---|---|
| Rançongiciel | Terme officiel français désigné par l’ANSSI pour « ransomware ». Désigne tout logiciel malveillant qui chiffre des données puis exige une rançon pour les déverrouiller. |
| Chiffrement | Transformation des fichiers en données illisibles à l’aide d’un algorithme (souvent AES-256 ou RSA). Seule la clé détenue par l’attaquant permet de les rendre à nouveau lisibles. |
| Double extorsion | Technique où les attaquants exfiltrent une copie des données avant de les chiffrer, puis menacent de les publier si la rançon n’est pas payée — même si la victime dispose de sauvegardes. |
| RaaS (Ransomware-as-a-Service) | Modèle économique où des développeurs louent leur ransomware à des affiliés en échange d’une commission sur les rançons encaissées, ce qui multiplie le nombre d’attaques. |
À retenir : le RaaS a démocratisé les attaques, expliquant l’explosion du nombre de rançongiciels visant des PME et TPE considérées comme des cibles plus accessibles que les grands groupes. Pour aller plus loin, notre page anti-ransomware détaille les mesures concrètes à mettre en place.
Faut-il payer la rançon ?
La réponse des autorités compétentes — ANSSI, Europol, FBI — est constante : il ne faut pas payer. Le paiement ne garantit pas la récupération des données, finance les cybercriminels et peut vous désigner comme une cible facile pour de futures attaques. La meilleure protection reste des sauvegardes régulières, testées et isolées du réseau principal (règle des 3-2-1). Retrouvez l’ensemble des bons réflexes et la position détaillée des autorités sur notre guide pilier ransomware.
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FAQ
Qu’est-ce qu’un ransomware, en une phrase ?
Quelle différence entre ransomware et rançongiciel ?
Faut-il payer la rançon en cas d’attaque ?
Comment se protéger d’un ransomware quand on est une PME ?
Rédigé par l’équipe cyber-diagnostic.fr — mis à jour le 2 juillet 2026.


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