
⏱ L’essentiel en 30 secondes
- En entreprise, un antivirus grand public ne suffit plus : les attaques modernes contournent la simple détection de signatures.
- Le standard 2026, c’est l’EDR (détection et réponse) — comptez 30 à 80 €/poste/an — voire le XDR pour aller plus loin.
- Le bon choix dépend de votre taille et de votre exposition. Notre diagnostic vous dit si un antivirus suffit ou s’il faut passer à l’EDR.
« Un bon antivirus gratuit ne suffit-il pas ? » En entreprise, la réponse est non. Le marché de l’EDR pèse 6,33 milliards de dollars en 2026, avec une croissance de 24 % par an : preuve que la protection des postes a changé d’ère. Voici comment distinguer antivirus grand public, antivirus pro, EDR et XDR, à quel prix, et comment choisir pour votre PME.
Antivirus ou EDR ?
Un diagnostic offert tranche selon votre exposition réelle.
Antivirus, EDR, XDR : le comparatif
Quatre niveaux de protection des postes (endpoints), du plus basique au plus avancé.
| Solution | Détection | Réponse aux attaques | Prix indicatif |
|---|---|---|---|
| Antivirus grand public | Signatures connues | Aucune | Gratuit à ~5 €/poste/mois |
| Antivirus pro | Signatures + console de gestion | Limitée | 3 à 6 €/poste/mois |
| EDR | Comportementale + investigation | Isolation, remédiation | 30 à 80 €/poste/an |
| XDR | EDR + corrélation réseau, mail, cloud | Réponse étendue et automatisée | 50 à 120 €/poste/an |
💡 Et le MDR ? C’est un EDR/XDR piloté par un SOC externe 24/7 (100 à 200 €/poste/an). Pertinent si vous n’avez pas d’équipe sécurité en interne — souvent proposé par un prestataire ou MSSP.
5 raisons pour lesquelles le gratuit ne suffit pas en entreprise
- Il ne détecte que le connu. Un antivirus classique s’appuie sur des signatures ; les attaques récentes et les ransomwares « sans fichier » passent au travers.
- Aucune réponse automatisée. Il alerte au mieux, mais n’isole pas un poste infecté et ne stoppe pas la propagation. L’EDR, si.
- Pas de visibilité centralisée. Sans console d’administration, impossible de superviser un parc et de réagir vite sur tous les postes.
- Licence non prévue pour un usage pro. Les versions gratuites interdisent souvent l’usage en entreprise et n’offrent aucun support.
- Insuffisant pour l’assurance et la conformité. Les cyberassureurs et la directive NIS2 attendent une détection/réponse moderne, pas un simple antivirus.
Comment choisir : les critères qui comptent
- Détection comportementale (pas seulement des signatures) et protection anti-ransomware dédiée.
- Capacité de réponse : isolation d’un poste, rollback, remédiation automatique.
- Console centralisée pour gérer tout le parc et voir les alertes en un endroit.
- Impact sur les performances faible et déploiement simple.
- Support et supervision : en interne, ou managé (MDR) si vous n’avez pas d’équipe.
- Souveraineté et hébergement des données (France/UE) selon votre secteur.
1. Combien de postes à protéger ?
2. Manipulez-vous des données sensibles (clients, santé, finance) ou êtes-vous concerné par NIS2 ?
3. Avez-vous quelqu’un pour surveiller les alertes de sécurité ?

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